Du déjà-vu pour les Cowboys Fringants
8 janvier 2009 par Administrateur
Dans En manchettes, Musique
Il est bien nommé, le dernier album des Cowboys Fringants. On a probablement déjà entendu « Sur un air de déjà vu »… au « Motel Capri », en 2001! Aucun doute, l’esprit du motel de Repentigny est revenu les hanter.
« Sur un air de déjà vu » est un album de faces-B avoué. Au risque de déplaire aux plus frileux, les Cowboys y sont comme leurs premiers fans les connaissent : rugueux, comiques, parfois crus, un peu broche-à-foin. On déconne, on s’amuse, on assiste à 16 petits moments de plaisir avec le groupe.
L’expérience est agréable, quoiqu’elle peut être déconcertante pour les fans plus récents. L’atmosphère est festive, marquant un grand contraste avec l’album « L’expédition », paru plus tôt cet automne. Exit « Tête haute » et « Droit devant », c’est au tour de « Normal Tremblay » et de « La ballade de JiPi Labrosse » de briller.
Bien que le ton soit léger, on sent l’évolution musicale du groupe : les Cowboys Fringants restent pertinents. La voix de Karl Tremblay conserve son assurance retrouvée. La plume de Jean-François Pauzé, quant à elle, est toujours aussi douée et engagée. On revisite les racines du groupe dans un beau mélange un peu chaotique.
Plusieurs chansons sortent du méli-mélo de cet album, comme « Pittoresque! », interprétée comme un vieil air folklorique, qui dégouline d’un sarcasme bon enfant. Sans oublier « Chanteur pop », une critique d’une rare justesse du star-système québécois.
Mais « Sur un air de déjà vu », c’est aussi du jamais vu. L’album a été lancé à la mi-octobre, sans tambours ni trompettes, sur le magasin en ligne iTunes. Sauf exception, il ne sera disponible en magasin qu’au cours de l’année prochaine.
Cet album est avant tout un gros merci aux fans des vieilles années, un clin d’œil à l’avant-célébrité. Car quelque part entre le « Motel Capri » et « L’Expédition », pas très loin de « La Grand-Messe », on s’aventure en terrain familier.
Le Québec chausse ses pneus d’hiver
8 janvier 2009 par Administrateur
Dans En manchettes
Dès le 15 décembre, tous les automobilistes québécois devront chausser leur véhicule de quatre pneus d’hiver ou courir le risque de payer jusqu’à 300$ en amende.
Avis aux conducteurs ontariens : la loi ne s’applique qu’aux véhicules immatriculés au Québec. « Utiliser des pneus d’hiver est fortement recommandé », souligne Pierre Dubois, agent de la Police provinciale de l’Ontario. « Mais les conducteurs ontariens peuvent circuler au Québec sans craindre d’enfreindre la loi. »
Adoptée l’année dernière, la nouvelle loi 42 obligera les citoyens québécois à équiper leur voiture de pneus adaptés à la saison froide, et ce, du 15 décembre au 15 mars. Près de 40% des accidents hivernaux impliquent une voiture équipée de pneus quatre-saisons, selon un relevé effectué en 2005 par Transport Québec.
Pour être reconnu comme tel, un pneu d’hiver doit porter l’une des inscriptions suivantes: Arctic, Blizzard, Ice, LT (Light Truck), Snow (sauf Mud & Snow ou M+S), Stud ou Winter. Il peut aussi afficher un pictogramme représentant une montagne et un flocon de neige, un symbole qui deviendra la seule inscription acceptable en 2014.
À l’échelle de la province, Transport Québec estime que 450 000 voitures – soit 10% de la flotte québécoise – devront s’équiper de nouveaux pneus cet hiver. Ces véhicules seraient concentrés dans les régions de Montréal et de l’Outaouais, selon une enquête de LesAffaires.com.
Des commerçants débordés
Pour les détaillants de pneus de la région, la nouvelle loi est une véritable manne. « Depuis septembre, j’ai triplé mon nombre normal de ventes », estime le propriétaire de Pneus Laperrière, à Gatineau. Chez Pneus Lavoie, à Hull, la clientèle aurait doublée. Chez tous les détaillants contactés, on assiste à une hausse vertigineuse de la clientèle.
Cette manne amène toutefois son lot de complications. « Depuis un an, on a essayé de se préparer, côté machinerie et logistique. On est confiant de faire face à la demande, mais ça sera difficile », affirme-t-on au garage Canadian Tire de Hull. Même son de cloche chez les détaillants indépendants qui déplorent une pénurie de personnel qualifié. « C’est très difficile de trouver du personnel : on ne peut quand même pas engager n’importe qui! », affirme M. Laperrière. « C’est l’enfer! Sans compter les clients qui ne sont pas toujours contents d’être forcés d’acheter de nouveaux pneus. »
Un autre problème guette les détaillants : une pénurie. « L’industrie nous a avertis », affirme-t-on chez Pneus Lavoie. « Les stocks sont très bas et la demande est très haute. Les pénuries, ce n’est pas du nouveau, mais ça s’annonce bien pire cette année, surtout pour les tailles plus exotiques. »

