Chasseuse à l’affût
2 novembre 2011 par Laura Landry
Dans Chronique, En manchettes
Chasser pour se nourrir. Quelle belle explication, ce n’est pas plus compliqué que ça.
Bien oui, à ma grande chance je suis située dans le haut de la chaîne alimentaire et puisque je ne suis pas d’une espèce végétarienne, certains spécimens devront mourir pour que je puisse m’alimenter et assurer ma survie.
Cœur sensible, prière de continuer à lire.
Je viens de la campagne, chez nous les œufs et la viande venaient des poules et non d’une étagère de supermarché. Les chèvres fournissaient le lait et le fromage. Les légumes poussaient à côté de la maison. On savait d’où provenaient notre bouffe, qu’est-ce qu’elle avait mangé et comment elle avait été traitée. Vous, chers lecteurs, savez-vous quelle genre de vie a eu votre poulet avant d’atterrir dans votre salade, ce que le bœuf coincé dans votre hamburger a ingurgité dans sa courte de vie. Malheureusement, une majorité l’ignore.
C’est la beauté de la chasse, je suis carnivore et je m’assume. Je ne me déresponsabilise pas de l’acte de tuer, je ne laisse pas le sale boulot à un autre.
J’aime savoir que ma viande est bio, qu’elle a vécu une vie pas trop stressante en broutant dans une grande forêt sans se faire engraisser aux hormones et piquer aux antibiotiques.
Voilà pourquoi j’aime la chasse et pour les heures passées en pleine nature en attendant la bête qui connaîtra une fin heureuse selon moi; jusqu’au dernier moment de son existence, cette bête croyait qu’elle répondait aux beuglements d’une prétendante…



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